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Education pour tous : 2,3 milliards de dollars pour scolariser les enfants issus des pays en guerre, selon l’Unesco


Education en pays de guerre

L\'institution onusienne a annoncé le 29 juin qu\'environ 34 millions d\'enfants et d\'adolescents ne sont pas inscrits à l\'école dans les pays en conflit, comme la Centrafrique, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo... «Retourner à l\'école est peut-être la seule lueur d\'espoir et le seul signe de normalité pour beaucoup d\'enfants et de jeunes des pays en crise. Quand survient une crise, l\'éducation doit être considérée comme un élément de réponse immédiate et doit faire partie de toute stratégie de consolidation de la paix », a confié Irina Bokova, la directrice générale de l\'Organisation des Nations unies pour l\'éducation, l\'enfance, la science et la culture (Unesco). Pour les enfants et les adolescents les plus pauvres, explique la directrice de l\'Unesco, la probabilité de ne pas être scolarisé est deux fois plus grande dans les pays en conflit que dans les pays en paix. Pour cela, elle appelle les donateurs internationaux à mobiliser 2,3 milliards de dollars nécessaires pour les scolariser, « soit un montant dix fois supérieur à la part de l\'aide humanitaire actuellement consacrée à l\'éducation ». Le véritable problème est financier, et concerne tous les niveaux de l\'enseignement, note un récent rapport de l\'institution. « Cela fait un certain temps déjà qu\'il aurait fallu définir un nouvel objectif pour orienter les financements vers l\'éducation en période de conflit. Les objectifs actuels sont très insuffisants et ont pour effet de détourner l\'attention des besoins réels des enfants et des jeunes sur le terrain. », a déclaré le directeur du rapport mondial de suivi sur l\'éducation pour tous, Aaron Benavot. La responsabilité des médias pointée du doigt « Pour l\'enseignement primaire, il faudrait une somme supplémentaire de 38 dollars par enfant dans les zones de conflit. Dans le premier cycle de l\'enseignement secondaire, le montant nécessaire est estimé à 113 dollars par adolescent. Nous pouvons trouver ces fonds. La plupart d\'entre nous n\'auraient qu\'à retourner leurs poches pour y trouver de quoi financer l\'éducation d\'un enfant », a ajouté Aaron Benavot. En 2014, le secteur n\'a reçu que 2% de l\'aide humanitaire, à en croire le même rapport. « L\'objectif de 4% défendu depuis 2011 serait encore insuffisant. En admettant qu\'il ait été atteint en 2013, 15,5 millions d\'enfants et de jeunes seraient malgré tout restés dépourvus de la moindre aide humanitaire pour leur éducation », a diagnostiqué le document onusien. Cependant, notent les experts de l\'ONU, les médias accordent plus d\'attention à certains pays qu\'à d\'autres. « Entre 2000 et 2014, plus de la moitié de l\'aide humanitaire disponible pour l\'éducation a été dirigée vers 15 appels aux dons sur 342 », ont-ils regretté, avant d\'appeler les médias à jouer pleinement leur rôle dans cette guerre contre l\'analphabétisme. En effet depuis 2013, beaucoup d\'appels aux dons ne répondent pas à tous les besoins. Cette situation est tellement inquiétante qu\'elle risque de compromettre les résultats espérés en matière d\'objectifs mondiaux pour l\'éducation définis en 2000. Selon l\'ONU, seulement un tiers des pays au monde va atteindre ces objectifs.


Le:  2015-07-08

Togo : les écoles fermées jusqu’à nouvel ordre


Togo : les écoles fermées jusqu’à nouvel ordre

Les établissements scolaires du Togo ont connu des perturbations mardi suite à des manifestations d’élèves dans les rues de Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur. Des manifestations provoquées par un mot d’ordre de grève de la Synergie des travailleurs du Togo (STT), une centrale syndicale. Suite à ces mouvements, le gouvernement togolais a décidé de fermer les écoles jusqu’à nouvel ordre. Les travailleurs membres de la STT ont observé un sit-in mardi matin au Centre administration des services économiques et financiers (CASEF) pour exiger du gouvernement l’augmentation des salaires et la prise du décret d’application du nouveau statut général de la fonction publique. Ce sit-in annonce trois jours de grève qui démarre à partir de mercredi pour finir vendredi prochain. Les enseignants ont été clairs. Les cours prévus les jours de grève seront considérés comme donnés et peuvent faire objet des sujets d’examen. Une situation qui a obligé les élèves à descendre dans les rues pour appeler le gouvernement à satisfaire les revendications des travailleurs afin que les enseignants regagnent les classes pour une reprise des cours. A Lomé et dans plusieurs localités du pays, des mouvements spontanés d’élèves ont envahi les rues pour manifester leur colère face à la situation. Dans un communiqué rendu public en début de soirée, le gouvernement togolais a décidé de fermer tous les établissements scolaires jusqu’à nouvel ordre. En effet, selon les autorités togolaises, les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les centrales syndicales sur la plateforme revendicative déposée par la Synergie des Travailleurs du Togo et il n’était pas question que les mouvements se soient accentués. « Face à ces actes de nature à mettre en danger la sécurité et la vie des élèves, de leurs enseignants et de la population, le Gouvernement, a décidé, en attendant que des solutions idoines soient trouvées, la fermeture temporaire de tous les établissements scolaires de l’enseignement général et de l’enseignement technique tant publics que privés sur l’ensemble du territoire national à compter du mardi 17 février 2015 jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué du gouvernement. Les autorités togolaises disent rassurer la population et en particulier la communauté éducative que toutes les dispositions seront prises pour une reprise des cours dans les meilleurs délais. Dans cette optique, le gouvernement Ahoomey-Zunu II se dit disponible à poursuivre les discussions avec les centrales syndicales afin d’apporter des solutions appropriées à la situation et permettre un aboutissement heureux de l’année scolaire. C’est depuis 2013 que les travailleurs réclament le relèvement de la grille indiciaire et le redressement de la grille salariale sur les SMIG de 2008 et de 2012. De même, ils réclament la prise du décret d’application du nouveau statut général de la fonction publique voté depuis janvier 2013, soit plus de deux ans. Les travailleurs ne sont plus prêts à des concessions et depuis quelques temps, les activités dans les secteurs de l’Education, de la Santé et dans l’Administration générale sont gravement perturbées par des mouvements de grève lancés par le regroupement de syndicats dénommé Synergie des travailleurs du Togo (STT). © OEIL D’AFRIQUE


Le:  2015-02-18

Des milliers d’élèves centrafricains exigent la reprise des cours


Des milliers d’élèves centrafricains exigent la reprise des cours

Plusieurs milliers d’écoliers sont descendus mardi dans la rue, bloquant la circulation dans le centre de Bangui, pour exiger du gouvernement « le droit à l’éducation » en raison de la grève des enseignants, a constaté l’AFP. Les manifestants qui répondaient à l’appel de l’Union scolaire de Centrafrique (USCA), ont convergé vers le monument des Martyrs, érigé en mémoire des victimes des écoliers, élèves et étudiants tués par la garde de l’ex-empereur Jean-Bedel Bokassa en 1979, bloquant toutes les artères débouchant sur ce monument. La circulation a été perturbée. Les enseignants sont entrés en grève de huit jours le 29 janvier et exigent le paiement des salaires des mois de novembre décembre 2013, janvier 2014 et janvier 2015. Ils avaient déjà fait une grève d’avertissement de trois jours la semaine dernière. Jeudi dernier à Bangui, la plupart des élèves n’avaient pu accéder à leurs classes. Le pays est plongé dans une grave crise sécuritaire depuis plus de deux ans, une multitude d’écoles hors de la capitale centrafricaine n’ont pas repris les cours depuis le début des troubles. Seules les écoles de la capitale et de régions du sud-ouest avaient réellement repris les cours en début d’année scolaire. Dans le reste du pays, l’insécurité est telle que les écoles n’ont pas rouvert alors que de nombreux professeurs ou instituteurs ont fui sans regagner leurs postes. AFP


Le:  2015-02-05

EXCLUSIF. Najat Vallaud-Belkacem : \"Mon plan contre le décrochage scolaire\"


EXCLUSIF. Najat Vallaud-Belkacem : \

Vous allez annoncer à la mi-novembre un plan contre le décrochage scolaire. Allez-vous rendre l\'école obligatoire jusqu\'à 18 ans, comme cela est évoqué ? - Ce qui m’intéresse, c’est l’efficacité. Or pour ceux à qui le format scolaire, pour une raison ou pour une autre, ne convient plus, prolonger l’obligation de deux ans n’a pas forcément grand sens. C’est pourquoi je préfère mettre toutes mes forces dans le déploiement du droit au retour en formation pour les jeunes de 16 ans jusqu’à 25 ans. Au lieu d’une obligation, nous ouvrons un droit nouveau. Après un entretien de situation avec un professionnel, ces jeunes qui ont quitté les études précocement pourront, s’ils le souhaitent, être accompagnés pour revenir soit en formation initiale comme élève ou comme apprenti, soit s’inscrire comme stagiaire de la formation professionnelle, suivre une préparation opérationnelle à l’emploi ou une remise à niveau dans une école de la deuxième chance, un centre Epide, etc. C’est un dispositif très volontariste dont l’objectif est d’apporter une réponse, au cas par cas, aux trop nombreux jeunes en décrochage que l’on évalue à 140.000 par an. Le \"droit à\" préserve l’autonomie de ces jeunes mais impose aux pouvoirs publics, Etat et régions, la responsabilité de leur trouver des solutions dans un partenariat intelligent. Cela répond enfin à une belle ambition portée par la gauche depuis longtemps, celle d\'un droit à la formation tout au long de la vie. C\'en est la traduction pour cette tranche d’âge. Concrètement, sera-t-il possible pour un jeune de 23 ans qui a envie de reprendre ses études de revenir dans une classe de première ? - L’objectif sera d’amener ce jeune vers un cursus qui lui ouvre la voie d’une qualification et d’une insertion professionnelle. Dans votre exemple, ce jeune de 23 ans pourra notamment être accueilli en lycée professionnel pour préparer un bac, au milieu d’autres lycéens qui suivent un cursus ordinaire. Il ne faut pas avoir peur de la mixité des publics et des parcours, c’est une richesse. J’étais récemment dans un établissement professionnel de la région Centre dont le chef d’établissement avait pris l’initiative de former en un même lieu des jeunes de lycée professionnel, d’autres en apprentissage en partenariat avec le CFA privé voisin, mais aussi des adultes en reconversion professionnelle, comme ce photographe qui s’y formait à la plomberie et partageait avec ses plus jeunes camarades ses projets de création d’entreprise... C’est une initiative qui rend optimiste. Comment redonner l’envie d’étudier à ceux qui ont quitté le système ? - Quand on rencontre des jeunes décrocheurs, on mesure à quel point, sans qualification, les portes de l’emploi leurs sont fermées. Mais on ressent aussi, et plus encore, à quel point cette \"sortie de route\" les écorche dans leur confiance personnelle. Le mot même de \"décrocheur\" les blesse. Ils sont malheureux d’avoir dû quitter le système scolaire, beaucoup du fait d’histoires personnelles douloureuses, mais aussi, pour trop d’entre eux, du fait d\'une orientation scolaire subie, qui ne correspondait pas à leurs aspirations. C’est pourquoi j’attache une telle importance à la réforme de l’orientation que nous installerons en janvier . On ne le dira jamais assez : le diplôme reste le meilleur atout pour les jeunes, pour trouver un emploi comme pour se construire. Et c’est pourquoi le plan de lutte contre le décrochage que je présenterai mi-novembre veut certes réparer mais surtout prévenir. Nous porterons l’effort sur la détection précoce des difficultés scolaires en mobilisant les enseignants et les chefs d’établissement, associerons mieux les familles à ce travail, mobiliserons tous les professionnels impliqués dans l’école et hors l’école, et instaurerons enfin un accompagnement personnalisé et renforcé pour aider notamment les collégiens et favoriser la \"persévérance scolaire\". Comment comptez-vous lutter contre les inégalités ? - Les inégalités s’installent dès le plus jeune âge. Le déterminisme social est malheureusement dans notre pays bel et bien avéré. Entre un enfant de trois ans qui a vécu dans une famille relativement aisée et un enfant du même âge issu d’une famille très modeste, il y a une différence de 30 millions de mots entendus, dans sa sphère familiale et extérieure. Cela vous dit tout de suite les écarts de langage qui se créent dès le plus jeune âge. Et puis le décrochage attire le décrochage. En la matière aussi, les phénomènes de groupe jouent à plein. D’abord parce qu’un jeune cherche souvent à ressembler à ses copains et l’échec scolaire devient un repère commun. Ensuite parce que ce qu’on apprend à l’école ne sort pas uniquement de la bouche du professeur mais aussi de ses \"pairs\" et le niveau général des élèves d’une classe, ou d’un établissement, impactera les niveaux individuels. Le décrochage s’installe très tôt et il se rattrape rarement. Ma priorité sera de remédier à cette situation. Là où on sait que les difficultés sociales et l’échec scolaire se concentrent, je veux qu’on accompagne davantage les élèves. Je veux réformer l’allocation des moyens par territoires pour qu’on prenne davantage en compte les réalités sociales. Notre système actuel fonctionne trop \"toutes choses égales par ailleurs\" : on ne s\'appuie que sur le seul critère du nombre d’élèves pour déterminer le nombre de postes ou de ressources allouées aux territoires et aux établissements. Mais on sait bien que les choses ne sont pas \"égales par ailleurs\", ni les élèves entre eux, ni les académies entre elles. L’académie de Créteil, dont on a beaucoup parlé dans l’actualité récente, n’est pas à égalité avec celle de Toulouse, par exemple, ne serait-ce qu’en termes d’attractivité pour les enseignants. Elle a un turn-over plus important, elle peine à recruter, doit recourir à des contractuels... Il faut prendre en compte cette réalité et ses conséquences sur la réussite scolaire. Mais les ZEP n’ont-elles pas été conçues pour combler ce fossé ? - Oui, pour les territoires aux difficultés sociales les plus graves. Et, d’ailleurs, nous renforçons considérablement cette éducation prioritaire dans les 1000 territoires où elle s’applique. Nous avons obtenu plus de 350 millions d’euros pour mieux indemniser les enseignants qui y exercent et rendre plus attractifs ces établissements ; mieux former les équipes et leur donner du temps pour accompagner les élèves ; mieux travailler en collectif et davantage dialoguer avec les familles... Mais mon sujet à moi est, au-delà de ces établissements les plus en difficulté, quid des autres ? Ceux qui, à une ou deux unités près, ne rentrent pas en ZEP et qui pourtant connaissent bien des difficultés aussi. La meilleure réponse, c’est d’allouer les moyens aux établissements plus finement, en s’intéressant à leur profil sociologique, en regardant vraiment ce qu’il s’y passe, et en répondant en permanence à cette question qui doit seule nous guider : comment créer partout les conditions véritables de la réussite ? Comment faites-vous pour aider Créteil sans ulcérer Toulouse ? - Je trouve qu’on a un déficit de communication sur la réalité de l’école. Depuis deux mois que je suis entre ces murs, je suis frappée de voir, en ouvrant les dossiers les uns après les autres, en me déplaçant souvent dans les établissements, qu’en réalité l’école va à la fois beaucoup mieux que ce qu’on en dit, et beaucoup plus mal que ce qu’on en dit. Il y a une mode, notamment éditoriale, qui consiste à critiquer l’école pour son immobilisme. En réalité, d’un établissement à l’autre, les enseignants innovent, mènent des projets pédagogiques, affrontent les difficultés spécifiques de leurs classes et n’attendent pas une directive ministérielle pour adapter leurs pratiques. En cela, l’école va beaucoup mieux que ce qu’on en dit. En revanche, là où l’école va plus mal, c’est sur la question des inégalités entre les territoires. Cet incroyable fossé entre les opportunités offertes aux uns et aux autres. Il faut éclairer cette réalité. Ceux qui viennent nous voir pour demander une classe de plus dans le 7è arrondissement de Paris savent-ils seulement quelle est la situation à Saint-Denis ? Est-ce que cette information est suffisamment partagée ? Je pense que la maison Education nationale gagnerait à communiquer sur ces vrais problèmes, car c’est la meilleure façon de faire adhérer tous les Français aux défis gigantesques que nous avons à relever. Ceux de la réussite de tous les élèves bien sûr, mais aussi de la cohésion sociale et de la préparation de l’avenir, car ce n’est rien de moins que tout cela qui se joue. Propos recueillis par Marie Guichoux et Julien Martin. Obs http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20141031.OBS3810/exclusif-najat-vallaud-belkacem-mon-plan-contre-le-decrochage-scolaire.html


Le:  2014-11-06

L\'UNIVERSITE CAMEROUNAISE AU SCANNER


L\'UNIVERSITE CAMEROUNAISE AU SCANNER

Infrastructures insuffisantes au regard du nombre sans cesse croissant des bacheliers frappant aux portes des universités et grandes écoles au fil des ans, insuffisance des moyens financiers, faible délivrance des diplômes et des fautes de gestion. Ce sont là, quelques difficultés communes à toutes les universités camerounaises. Des difficultés qui ont constitué le menu des travaux de la Commission de coordination universitaire (CCU) tenus lundi à Yaoundé. C’était sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Pr Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres académiques. « Le Minesup a l’obligation de réunir ses institutions universitaires, non pas seulement pour le changement de grades, mais aussi pour harmoniser les expériences et obtenir des orientations neuves pour un meilleur fonctionnement des universités », a déclaré le Pr. Jacques Fame Ndongo. Pour un bon déroulement de l’année académique 2014-2015, la CCU a mis l’accent sur la gestion des finances publiques dans les universités d’Etat. « C’est la raison pour laquelle nous avons fait appel au représentant du ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat. Celui-ci a entretenu les institutions universitaires sur la transparence et la rigueur dans la gestion des finances publiques » a-t-il ajouté. Une gestion des universités qui leur permettra d’être de plus en plus conformes aux lois et règlements de la République. Selon lui, cette nouvelle gouvernance va permettre d’éviter les erreurs et de limiter les faux pas afin que les universités publiques deviennent véritablement des outils de production de richesses matérielle et immatérielle. Autres points abordés : l’arrêté concernant l’habilitation à diriger les enseignements professionnels et technologiques, dans la mesure où le besoin en ce type d’enseignement se fait de plus en plus ressentir. Sur ce point, le Pr. Jacques Fame Ndongo a indiqué que : « Nous avons de plus en plus besoin de ce type d’établissement et il nous faut des experts de haut niveau parce que nous n’avons pas seulement besoin des vacataires, mais également de professeurs permanents ». Au cours de cette rencontre, la CCU a également fait mention des problèmes d’infrastructures qui se posent avec acuité. « Actuellement, nous trouvons des solutions palliatives pour résorber le flux exponentiel des étudiants évalué à au moins 60 000 nouveaux bacheliers et nouveaux titulaires du GCE Advanced Level chaque année. Il faut trouver des amphithéâtres, des ateliers, des salles d’informatique malgré les efforts remarquables que déploie l’Etat », a conclu le ministre. Pour le problème de la « diplômation », le Minesup a prescrit la fluidité dans la délivrance des diplômes. www.africapresse.com


Le:  2014-11-04

CAMEROUN: L\'EDUCATION, CE MAL NECESSAIRE


CAMEROUN: L\'EDUCATION, CE MAL NECESSAIRE

Il y a plus d’un demi-siècle, les nations du monde affirmaient, dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, que « toute personne a droit à l’éducation ». Aujourd’hui pourtant, la réalité est en deçà de cette déclaration. Aujourd’hui, on estime que plus de 100 millions d’enfants n’ont pas accès à l’enseignement primaire. Une expérience a été tentée il y a cinq ans dans la banlieue de Douala 5 comme dans les excroissances urbaines de Bonaberi. Quelques mois après la rentrée scolaire, une Ong a entrepris de ‘prospecter’ les quartiers, histoire de ‘recruter’ des enfants en âge scolaire qui ne vont pas à l’école. Surprise ! De manière inexplicable, des dizaines de bambins, supposés être à l’école, ‘chômaient’ dans les maisons, à l’heure de l’école réputée gratuite et obligatoire, du moins pour la tranche du primaire. Comme dans certaines régions, l’école de base ne touche pas encore tous les enfants en âge scolaire. Conscient de ce fait, l’Etat a instauré des « zones d’éducation prioritaires », qui, sur le papier, devaient pourvoir à l’encadrement efficient des ’écoliers, en salles de classe, en matériel et équipements scolaires et en maitres ». Sur le papier seulement. Le Cameroun rejoint en cela les pays du tiers-monde qui souffrent de carence criarde en scolarisation. C’est du reste l’une des raisons pour laquelle, alarmée, la communauté internationale a instauré l’objectif 2035 pour combler les besoins mondiaux en éducation de base, cela après le sommet qui s’était réuni il y a quelques années en Thaïlande. La Constitution camerounaise de 1996 a donc rendu l’école obligatoire, du moins dans sa composante éducation de base. Cette obligation salvatrice est soutenue par la loi d’orientation scolaire votée par l’Assemblée nationale en 1998 et le décret spécial qui a rendu gratuite l’école primaire. La déclaration dite de Jomtien en Thaïlande visait l’application pour tous les pays du tiers-monde, l’encadrement scolaire obligatoire a retenu l’école pour tous les enfants en âge scolaire comme une nécessité vitale, d’où la multiplication au Cameroun de centres scolaires de base, la formation et le recrutement des enseignants à cet effet, avec l’appui de la Banque mondiale. Le Cameroun a donc rouvert les Ecoles normales d’instituteurs de l’enseignement général, (Enieg) dans tous les départements. Elles forment les instituteurs niveau Bepc, Probatoire et Bac. A l’instigation de la Banque Mondiale qui assurait les salaires à travers le ministère des Finances, les maîtres ont été, après leur formation, recrutés dans l’administration comme instituteurs contractualisés. Mais depuis 2010, comme si l’objectif de l’école pour tous en 2035 a été atteint, l’Etat qui continue pourtant de former les instituteurs, ne recrute plus dans un pays en proie au marasme économique organisé. On s’en rend bien compte : le récent concours organisé par le ministère des enseignements secondaires offre un beau kaléidoscope des chercheurs d’emploi camerounais. Le profil des candidats admis aux Ecoles normales d’instituteurs de l’enseignement général niveau Bac montre si besoin est que le Cameroun doit faire de gros efforts autant en matière d’encadrement scolaire que d’emplois. Lors de la première journée de prise de contact entre élèves-maîtres et professeurs à l’Enieg de Yaoundé, on a noté des candidats titulaires de Bac+2 ; de diplômes supérieurs en lettres bilingues ; de Bts gestion des entreprises ; de licence « espagnol » ; de master 1 en histoire ; de licence professionnelle en gestion des entreprises ; de master 2 en biochimie, etc. La recherche d’un matricule à tout prix autorise les chercheurs d’emploi diplômés de l’Enseignement supérieur à s’auto-dévaluer. Notons que la formation à l’Enieg est de 3 ans niveau Bepc, 2 ans niveau Probatoire, 1 an niveau Bac. A l’issue de la formation sanctionnée par un Certificat d’aptitude pédagogique des instituteurs d’enseignement maternel et primaire (Capiemp), les nouveaux instituteurs doivent maintenant attendre avant de se faire recruter comme… instituteurs contractualisés à la Fonction publique. Depuis 1990, l’Etat ne recrute plus les instituteurs. Sans destination précise après l’Enieg, les nouvelles promotions sont livrées à elles-mêmes, dans l’attente d’un signal pour constituer leur dossier de recrutement. Pourtant les zones d’éduction prioritaires retenues comme telles souffrent toujours du manque de maîtres. Dans les zones urbanisées, on trouve toujours des enfants en âge scolaire à la maison, faute de places dans des écoles publiques aux salles de classe surpeuplées, faute de moyens pour fréquenter les innombrables écoles privées qui poussent comme des champignons dans les quartiers. Justement, en dehors des bâtiments parfois huppés, dans le privé, l’enseignement n’est pas toujours de qualité. Ceux qui dispensent les enseignements ne sont pas toujours des instituteurs formés à bonne école ; les salaires sont parfois payés au lance-pierre, et les allocations sociales relèvent de la science-fiction. On assiste alors au développement exacerbé du système ‘D’ dans les salles de classe : « Papa, le maître a dit de venir demain avec 100 Fcfa pour acheter les balais » ; « maman, le maître a dit que chacun donne 1000 Fcfa pour les cours de répétition à l’école », etc. L’écolier qui méprise le ‘crachoir’ ne sera jamais interrogé, ses devoirs ne seront pas corrigés, etc. Nécessité fait loi. Poussés à la mendicité, certains enseignants développent des déviances propres au ‘milieu’, connues et acceptées de tous, volontairement ou par contrainte. Gare à l’écolier qui ne souscrit pas aux injonctions financières du maître. Gare à l’écolier dont le parent ne veut pas ‘payer comme les autres’. Tout pays dans lequel la corruption est présente dans les sphères publiques et privées pose une menace considérable à l’éducation. Cette corruption affaiblit les institutions, érode la confiance du public dans le gouvernement et porte atteinte à la capacité de l’État de s’acquitter de ses obligations en matière d’éducation qui est un droit de l’Homme fondamental et un moteur du développement, tant personnel qu’économique et social. Elle est perçue comme indispensable pour un avenir meilleur, et fournit les outils dont les populations ont besoin pour assurer la durabilité de leurs moyens de subsistance, vivre dans la dignité et contribuer à l’avancement social. Certes, la fonction publique n’est pas une fin en soi. Mais il est évident que l’Etat ne peut tout faire. Il semble même qu’il n’ait plus les moyens de sa politique, à moins que la volonté politique fasse défaut. Il s’agit donc, pour les pouvoirs publics, d’avoir une réflexion audacieuse, afin que soit instauré un partenariat public/privé pour le bien de tous les enfants et le développement de la nation. Bon mercredi et à mercredi Edking in Le Messager


Le:  2014-11-04

A 17 ans, elle est prix nobel de la paix pour son combat en faveur de l\'éducation de la jeune fille


Prix Nobel de la paix 2014

Le prix Nobel de la paix 2014 a été attribué ce vendredi à la Pakistanaise Malala Yousafzai et à l’Indien Kailash Satyarthi. L\'adolescente, qui n\'est âgée que de 17 ans, voit son combat en faveur de l\'éducation des jeunes filles récompensé. Kailash Satyarthi, 60 ans, est un militant pour les droits des enfants indiens. L\'Académie explique les récompenser «pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation». «Les enfants doivent aller à l’école et ne pas être financièrement exploités», a lancé le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland. L\'Académie souligne également qu\'«à travers son combat héroïque, Malala Yousafzai est devenue une porte-parole de premier plan en faveur de l\'éducation des jeunes filles». Depuis des années, l\'adolescente, de loin la lauréate la plus jeune en 114 ans d\'histoire du Nobel, milite pour le droit des filles à l’éducation, ce qui lui a valu d’être la cible d’une tentative d’assassinat qui a failli lui coûter la vie il y a deux ans presque jour pour jour, le 9 octobre 2012. L\'adolescente était à l\'école, à Birmingham (Angleterre), où elle vit depuis qu\'elle y a été opérée après la tentative d\'assassinat, lorsque le prix lui a été attribué, selon une porte-parole de l\'entreprise de relations publiques qui gère son image. La tradition de Gandhi Moins connu du grand public et nettement plus âgé, Kailash Satyarthi, en 1999.Kailash Satyarthi (photo AFP) vient en secours aux enfants et femmes réduits à l’état d’esclaves dans les usines indiennes où ils effectuent des tâches pénibles à longueur de journées et sont victimes de violences, y compris sexuelles. Kailash Satyarthi a par exemple régi des manifestations non violentes contre l’exploitation, dans «la tradition de Gandhi» comme l’a souligné le comité Nobel. Il a, selon l\'Académie, fait preuve de «courage en menant des manifestations pacifiques contre l\'exploitation des enfants pour des motifs financiers». L\'intéressé a estimé vendredi que ce prix constituait une «reconnaissance» de son «combat en faveur des droits des enfants». «Je remercie le comité Nobel pour cette reconnaissance de la détresse de millions d’enfants qui souffrent», a ajouté le prix Nobel, qui s’est dit «ravi» de ce prix, selon des propos rapportés par l’agence Press Trust of India (PTI). Selon les Nations unies, 57 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés dans le monde, dont 52% de filles. Le choix du comité norvégien prend un relief particulier à la lumière de l’enlèvement le 14 avril dernier au Nigeria de 276 lycéennes par le mouvement islamiste Boko Haram, dont le nom signifie «L’éducation occidentale est un péché». Cet épisode a choqué la planète et déclenché un vaste mouvement de mobilisation «Bring back our girls» («Ramenez nos filles») auquel Malala a pris part aux côtés notamment de célébrités comme Hillary Clinton. Liberation.fr


Le:  2014-10-10

Cameroun - Education Cameroun - Bertoua: L\'école publique de Mokolo 3 en détresse


Cameroun - Bertoua: L\'école publique de Mokolo 3 en détresse

Les premières salles de classe construites l\'année dernière par Aïba Ngari, chef supérieur des Gbaya Mbartoua, tombent en désuétude alors que s\'annonce la rentrée scolaire prochaine. De l\'extérieur, on ne s\'aperçoit pas que trois salles de classe de cette école primaire sont subdivisées pour former les trois niveaux de classe d\'une école primaire à cycle complet. A l\'intérieur justement, des tables-bancs brinquebalantes, fruits d\'une quête et de la participation en nature des enseignantes sous la férule d\'Alphonsine Tsanga, la directrice de cet établissement scolaire. «Nous ne pouvions nous permettre de continuer à faire asseoir tous les enfants à même le sol surtout dans un environnement très marqué par une forte population de reptiles de toutes sortes», soutient Alphonsine Tsanga. «En période de pluies, nous sommes souvent obligées de libérer les élèves à la moindre alerte car nous ne pouvons risquer de les exposer aux intempéries», souligne l\'une des enseignantes de cette école créée en 2009. Les murs en planches ne garantissent pas non plus une sécurité optimale tant les espaces entre elles laissent passer des courants d\'air et des rayons de soleil préjudiciables à la santé des élèves. La directrice est logée à la même enseigne que ses élèves et enseignantes. Le mobilier de son bureau au sol nu se résume en une table et une chaise, toutes fabriquées en bois blanc non raboté tandis que c\'est un carton qu\'elle dépose après chaque journée de travail qui lui sert d\'armoire. Pourtant, reconnaît Mme Tsanga, \"notre école a beaucoup évolué en termes d\'infrastructures. A sa création, nous avions occupé pendant un an un endroit à ciel ouvert avant de rejoindre la villa d\'un particulier dont les chambres étaient transformées en salles de classe, l\'une des toilettes faisant office de mon bureau.\" Trois ans après, il a fallu partir de là pour le site qu\'occupe cette école aujourd\'hui qui lui a été octroyé par Aiba Ngari, le chef de canton Gbaya-Mbartoua. «C\'est lui qui a construit les salles de classe que vous voyez-là», confirme la directrice de l\'école. Aïba Ngari que nous avons rencontré dans son palais situé au quartier Ngaïkada, à près de 10 km de cette école située derrière le 81è Bataillon d\'infanterie motorisée (Bim) au quartier dit Zangoua révèle que «je l\'ai fait parce que je suis le père de tous les enfants de Bertoua. Lorsque l\'un d\'eux me sollicite comme l\'a fait le chef de bloc de Zangoua, je réponds favorablement à cet appel.» Pour autant, poursuit le chef supérieur des Gbaya Mbartoua, «au lieu de se battre éternellement pour des postes politiques, les élites de ce département devraient mettre à contribution leurs énormes moyens financiers pour promouvoir l\'éducation des enfants. On a plutôt l\'impression qu\'elles se battent pour entretenir le fossé intellectuel qui existe entre les générations.» Par ailleurs, Aïba Ngari fustige les riverains de cette école à problèmes qui ont refusé de cotiser pour la doter d\'au moins deux salles de classe en matériaux définitifs. Et ce malgré la mise du chef traditionnel en premier pour montrer la voie. Heureusement, précise la directrice, «nous avons pu fonctionner cette année scolaire qui s\'achève avec l\'appui de l\'association des parents d\'élèves et d\'enseignants (Apee), le paquet minimum reçu étant vraiment le strict minimum». Pendant un instant, l\'espoir de l\'intervention de l\'Etat pour améliorer les conditions de travail dans cette école a été entretenu. En effet, se souvient Alphonsine Tsanga, «en 2011, le ministre de l\'éducation de base avait fait publier par Cameroon tribune un avis d\'appel d\'offres national ouvert pour la construction de salles de classe dans certaines écoles publiques du Cameroun parmi lesquelles la nôtre. L\'on ne comprend pas donc pourquoi jusqu\'en 2014, rien n\'a été fait». L\'espoir des dirigeants de cette école ne pouvait venir que de la Banque islamique dont une mission avait visité cet établissement l\'année dernière. Cette mission, selon la directrice, avait pris sur elle de faciliter la construction d\'un bloc de six salles de classe, d\'un bloc administratif, des latrines, trois logements pour les enseignantes et une maison d\'astreinte pour la directrice. Mais jusqu\'à ce jour, rien n\'a été fait. La peur est grande de retrouver à la rentrée prochaine tous les murs des salles de classe en bois blanc rongés par les termites et le toit en nattes de raphia entièrement emporté par les vents. Bernard Bangda | Repères Sept. 2014


Le:  2014-09-23

Distribution à géométrie variable du Paquet minimum


Distribution à géométrie variable du Paquet minimum

Deux semaines après la rentrée scolaire, seules quelques écoles publiques à travers le pays ont reçu la dotation. Pendant qu’on amorce la troisième semaine de cours dans les écoles du pays, le paquet minimum qui devrait normalement permettre au corps enseignant du primaire de démarrer l’année scolaire n’est pas encore disponible dans les salles de classe. Cette dotation, désormais gérée par les collectivités territoriales décentralisées parvient aux bénéficiaires, selon un calendrier variable. Dans la région de l’Est, considérée comme zone d’éducation prioritaire (ZEP), douze communes sur trente-trois ont distribué le paquet minimum à leurs écoles publiques respectives, à la date du 22 septembre 2014. C’est la commune d’arrondissement de Bertoua II qui a ouvert le bal, le 5 septembre, soit trois jours avant la rentrée scolaire. Bertoua I, Mandjou, Ngoura, Diang et Belabo lui ont emboité le pas. Dans le Lom et Djerem, les communes de Bétaré-Oya et Garoua-Boulaï traînent encore les pieds. Dans le département du Haut-Nyong, avec ses quatorze unités administratives, les maires d’Atok, de Dimako, Nguelemendouka et Doumaintang vont s’acquitter de ce devoir ce jour. Dans la Kadey, le maire de Ketté, Emmanuel Gbanda, n’a pas attendu la rentrée pour distribuer le paquet minimum. Ses six homologues de ce département disent attendre les prochains jours pour le faire. Et Yokadouma reste la seule commune de la Boumba et Ngoko à programmer la distribution dudit paquet en fin de semaine. Les autres maires disent attendre leurs prestataires qui s’affairent encore aux achats. L’Est n’est pas la seule région à connaître des disparités dans la distribution du paquet minimum. Celui-ci est constitué généralement des produits pharmaceutiques pour les premiers soins à prodiguer aux enfants, de la craie, des stylos à bille, des cahiers de préparation des cours, des registres d’appel, des traceuses... Elles sont bien rares les municipalités du pays qui se sont déjà acquittées de ce devoir, avant ou pendant les premières semaines de la rentrée scolaire. Comment expliquer que ce paquet minimum ne soit pas encore disponible dans certaines écoles alors qu’il est effectif dans d’autres ? Des maires approchés ajoutent que les prestataires traînent une peu le pas, parce que les enveloppes consenties à ces marchés sont dérisoires. Les écoles qui n’en sont pas encore dotées se battent avec des moyens de bord de l’Ape. Autre problème : les inspecteurs d’arrondissement chargés de donner leur avis technique aux autorités municipales sont souvent ignorés et ne sont convoquées qu’à la dernière minute. Ils sont alors devant les faits accomplis et le paquet minimum dans ce cas s’amenuise davantage. Olivier LAMISSA KAIKAI, Cameroun Tribune; 23 Sept 2014


Le:  2014-09-23

Cameroun : 11 enseignants pour plus de 2400 élèves :: CAMEROON


Le gouverneur a promis l’affectation des enseignants et le HCR la construction des salles de classe.

Le gouverneur a promis l’affectation des enseignants et le HCR la construction des salles de classe. Un an à peine après sa création, l’école publique de Minawao est en passe de devenir l’école primaire qui a le plus grand effectif d’élèves dans la région de l’Extrême-Nord. Créée en septembre 2013 avec l’appui du HCR afin de contribuer à résoudre les problèmes liés à l’afflux des réfugiés et des déplacés internes, cette école primaire bilingue a fonctionné au cours de l’année scolaire 2013/2014 avec un effectif de 826 élèves. Au cours de cette année scolaire débutée le 8 septembre dernier, l’école a un effectif pléthorique de 2417 élèves répartis dans 14 salles de classe. Ils sont encadrés par 11 enseignants. «Nous faisons face à un sérieux problème du nombre d’élèves. Il est difficile pour 11 enseignants d’encadrer 2417 élèves. Nous avons besoin d’au moins 21 enseignants à l’école publique de Minawao et aussi de 11 salles de classes. Car chaque jour, le nombre des réfugiés augmente. Plus de dix mille autres déplacés sont arrivés en fin de cette semaine. Nous allons commencer à les inscrire à l’école en début de cette semaine. Comme la plupart sont des enfants en âge scolaire, nous allons nous retrouver avec plus de 3000 élèves dans notre école», explique Djamilatou Oumarou, directrice de l’école publique de Minawao. Cette dame d’une trentaine d’années est venue de son Garoua natal pour la cause humanitaire. La responsabilité de l’école que le HCR lui a confiée avoue-telle, est un défi qu’elle doit relever. Elle, et les autres enseignants venus des horizons divers, notamment de Bamenda, Maroua et du Nigeria (refugiés) ont la lourde responsabilité de transformer par l’éducation les déshérités d’aujourd’hui pour faire d’eux des hauts cadres de demain. Et cela n’est pas une partie de plaisir. «L’un des problèmes majeurs que nous rencontrons ici à l’école est le niveau de langue des enfants. Ils ont le problème de communication. Ils parlent presque tous en haoussa. Une langue que nous ne connaissons pas. Ils parlent très peu l’anglais. Nous faisons donc des efforts pour leur apprendre à parler aussi bien l’anglais que le français», affirme Djamilatou Oumarou. Conscient de ce boom d’élèves qui ne permet pas un suivi efficace des enseignements, le HCR a en projet la construction à court terme des salles de classes et bien d’autres commodités pour une meilleure condition de vie des réfugiés. Cette annonce a été faite le 12 septembre 2014 par Ndeye Ndour, représentante résidente du HCR au Cameroun à l’issue de sa visite au camp des réfugiés. «C’est ma quatrième visite depuis que nous avons commencé à accueillir les réfugiés au camp de Minawao en mai 2013. Actuellement nous avons 11.000 réfugiés dans le camp. Avec le nombre qui est déclaré à Fotokol, Kolofata et Mora, nous allons atteindre les chiffres de 20.000 la semaine prochaine. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’Unicef, le Pnud et le PAM qui donne des vivres», explique la responsable du Haut-commissariat pour les réfugiés. Mme Ndeye Ndour ajoute : «L’Unicef a fait quelques forages et nous allons renforcer cette capacité. Nous sommes en contact avec l’Unicef pour la construction des latrines. Dès le 15 septembre, nous allons faire des forages et des latrines additionnels. Nous faisons 100 abris communautaires par jour. Nous allons prendre toutes les dispositions pour faire mille abris communautaires par jour. Les besoins sont certes énormes, mais nous travaillons avec nos partenaires pour pouvoir améliorer les conditions de vie des réfugiés. Le HCR est là pour appuyer le gouvernement camerounais». Pour intéresser les enfants à l’école, le Pam pour sa part, a initié le programme d’alimentation scolaire. Rien que pour ce mois de septembre, cet organisme onusien a prévu la distribution des denrées alimentaires pour douze milles personnes. Le problème d’infrastructures et de manque d’enseignants à l’école du camp des réfugiés ne préoccupe pas que seulement les responsables du HCR. Les pouvoirs publics s’emploient au quotidien à donner un nouveau visage à l’école de Minawao, tant en infrastructures qu’en enseignants. «Nous allons instruire le délégué régional de l’Education de base de voir dans quelle mesure il pourra affecter des enseignants à l’école publique de Minawao. Il y a beaucoup d’enfants en âge scolaire qui vont être inscrits à l’école», a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakary. Lequel ajoute : «Dans ce camp, il y a aussi le problème de manque des points d’eau. Il n’y a que 3 forages. C’est difficile, surtout que bientôt le camp va avoir au moins 20.000 personnes. Pour cela, nous allons demander en attendant la construction des forages, que le corps des sapeurs-pompiers puisse alimenter en eau avec leurs engins, le camp des réfugiés». Midjiyawa Bakary a par la même occasion remis l’aide du président de la République aux réfugiés. Ce don est constitué pour l’essentiel de denrées alimentaires, de cartons de savon et d’huile de table ainsi que du matériel de couchage. © L’Oeil du Sahel : JEAN AREGUEMA


Le:  2014-09-18

Cameroun - Irina Bokova, un nouveau souffle et des réformes


Irina Bokova

La fonction de directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) est de nouveau revenue à Irina Bokova. Elle a été réélue le 4 octobre dernier, au premier tour, à la tête de cette institution dont le siège est à Paris. La diplomate bulgare l\'a emporté dès le premier tour, avec 39 voix, contre 13 au Djiboutien Rachad Farah, et 6 à l’universitaire libanais, Joseph Maïla, ses deux challengers. Il faut dire que la directrice sortante, du reste favorite d’un scrutin s’annonçant difficile, a remis ça après avoir déjà raflé la majorité en 2009. Alors ambassadrice de Bulgarie en France, elle avait reçu 31 votes favorables contre 27 pour son adversaire, Farouk Hosni, ministre égyptien de la Culture depuis 22 ans au moment des faits. C’est dire qu’Irina Bokova, visage poupin, regard vif et intelligent, fait partie, à 62 ans, de la fine fleur de la diplomatie bulgare. Dès son arrivée à la tête de l’Unesco, elle a engagé l\'institution de l\'ONU chargée de mettre en œuvre des programmes pour l\'éducation, d\'assurer la sauvegarde du patrimoine culturel mondial ou d\'agir en faveur de la liberté d\'expression dans la voie de la réforme. Sa vision: améliorer la pertinence et la visibilité de l’Organisation. D’où une réforme de fond articulée autour de quatre axes essentiels: produire un travail plus ciblé, améliorer l’efficacité des programmes sur le terrain, affirmer le rôle spécifique de l’Unesco au sein des Nations Unies, développer les partenariats. La réforme à peine amorcée, Irina Bokova a dû faire face à une terrible crise financière ayant frappé l’organisation. Lorsque les États-unis ont mis un terme à leur contribution, à la suite du vote des Etats-membres en faveur de l’admission de la Palestine, l’Unesco a perdu 160 millions de dollars, soit plus de 22% de son budget. Pour sortir de la précarité, la directrice générale s’est lancée à la recherche de fonds supplémentaires et a réduit ses dépenses. Les budgets discrétionnaires ont été supprimés, les coûts de mission réduits de plus de 70% au même titre que les contrats de consultants. Les dépenses liées aux équipements ont diminué de 64%. Mais les efforts ne se sont pas limités aux coupes budgétaires: l’Unesco, a par exemple, créé un fonds d’urgence qui a reçu 75 millions de dollars. Les comptes ont finalement pu être équilibrés. Ce qui fait déjà dire à d’aucuns qu’Irina Bokova a réalisé un parcours sans faute et pourrait être un jour secrétaire générale de l’Onu. D’ailleurs, son pays a déjà fait connaître sa candidature à la succession de Ban Ki-Moon en 2017. Yaounde - 15 Sept. 2014 © Yvette MBASSI-BIKELE | Cameroon Tribune


Le:  2014-09-15

Blas in Africa a participé au forum mondial sur l'éducation catholique tenu à Rome en Itali


Photo présentation Dr TALLA

Les 15 et 16 novembre 2013, s'est tenu à Rome en Italie un forum organisé par l'ordre des écoles Pies sur le thème : " Eduquer en évangélisant, évangéliser en éduquant dans les écoles catholiques ". A ce forum, la voix de l'Afrique était portée par" BLAS in Africa " représenté par M. Narcisse TALLA. La voix de l'Europe, de l'Australie et de l'Amérique du Nord était portée par la confrérie FMS, représenté par le Frère Emilli Turù. La voix de l'Amérique Latine était portée par les soeurs" Filles de Jésus ", représentées par la Soeur Maria Luisa Berzosa. La voix de l'Asie était portée par les soeurs" Jésus et Marie ", représentées par la Soeur Mònica Joseph. Outre ces 4 panelistes, le forum a été marqué par l'allocution de S.E. Mgr Vinvenzo Zani, Archevèque Secrétaire de la Congrégation Pour l'Education catholique au Saint Siège d'une part et le Secrétaire Général de l'OIEC (Observatoire International de l'Education Catholique), qui a d'ailleurs invité solennellement" Blas in Africa " à adhérer à l'OIEC. Ce forum a permis globalement de s'en quérir de l'état des lieux de l'évangélisation dans les écoles catholiques de par le monde d'une part, de partager des expériences positives et de mener des réflexions sur les voies et moyens d'améliorer ou de booster l'évangélisation dans les écoles catholiques dans le monde.


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Blas in Africa capitalise les aprè-midis des enfants défavorisés en Afrique


Photo enfants de la rue

En collaboration avec l'Association « The Grace ENNA »en Sicile, Blas in Africa a mis sur pied ce projet qui vise à offrir aux élèves des quartiers défavorisés du Cameroun une possibilité de remise à niveau à travers des cours de répétition à la fin des classes. Le contexte au Cameroun et en Afrique en général est que les classes s'arrêtent chaque jour à 15h30 et un peu plus tôt les mercredis (12h30). Les parents nantis payent généralement des répétiteurs qui répètent leurs enfants en fin d'après-midi ou en soirée. Les élèves de parents démunis sont abandonnés à eux-mêmes et se retrouvent très souvent à pavaner dans les rues à ne rien faire au sortir des classes.
Ce projet a donc pour ambition de capitaliser ces espaces de liberté pour renforcer les capacités de ces enfants. Pour cette année, la ville de Yaoundé au Cameroun est choisie comme ville pilote et plus particulièrement, les écoles et collèges catholiques seront priorisées. Afin de pouvoir évaluer l'impact de ce projet, le démarrage est prévu pour le second trimestre, question d'apprécier le comportement des élèves admis au projet. Les répétiteurs à retenir seront prioritairement des chrétiens et démunis afin de fair d'une pierre deux coups.


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Blas in Africa veut créer un centre de documentation en droit de l'éducation


Photo bibliothèque

« L'éducation pour tous souligne la nécessité d'offrir un accès à l'éducation aux groupes traditionnellement marginalisés, aux enfants des rues, aux personnes handicapées et aux minorités linguistiques et culturelles».
Ainsi, en appui aux actions du gouvernement camerounais et dans le but de donner une meilleure place à l'éducation pour tous, plusieurs acteurs de la société civile et des communautés locales ont compris et intégré l'importance de donner la chance à tous les individus de se former, de s'instruire et de se développer personnellement.
Toutefois sur le terrain on constate que l'accès à la documentation n'est pas une réalité : d'une part, les livres coûtent cher, les espaces d'accès à la documentation physique sont rares ou pas assez fournis, les mises à jour ne sont pas régulières et la spécificité des personnes handicapées (malentendants, malvoyants, handicapés moteur) n'est pas prise en compte ; d'autre part, l'accessibilité croissante aux ressources numériques qu'offre Internet n'en induit pas une exploitation optimale, en l'absence d'une structuration adéquate.
Afin de contribuer à l'amélioration de l'accès pour tous aux ressources documentaires, BLAS in Africa envisage la création d'un centre de documentation dans la ville de Yaoundé. L'objectif de ce centre est de collecter, traiter et organiser les données relatives au droit à l'éducation, afin de les mettre à la disposition du public cible, avec une attention particulière pour les personnes handicapées. Ce centre de documentation aura une composante numérique avec possibilité d'accès à distance et une composante physique pour un accès sur site.


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